Clevatess saison 1 : mon avis sur la meilleure dark fantasy de 2025 ?>

Clevatess saison 1 : mon avis sur la meilleure dark fantasy de 2025

En résumé : oui, Clevatess saison 1 vaut largement le détour. C’est une dark fantasy de 12 épisodes diffusée à l’été 2025 sur Crunchyroll, adaptée du manga de Yuji Iwahara par le studio Lay-duce, qui démonte le mythe du héros élu dès son premier épisode. Personnages écrits avec finesse, violence qui a du sens, bande son remarquable. Ma note : 8,5/10.


Il y a des séries qu’on lance par curiosité un mercredi soir et qu’on termine à 2h du matin en se demandant pourquoi personne n’en parle plus. Clevatess fait partie de celles-là. Sorti à l’été 2025 dans une saison pourtant blindée, l’anime adapté du manga de Yuji Iwahara a fait ce que très peu de dark fantasy osent encore faire : prendre le mythe du héros élu, le poser bien au centre de la table, et lui mettre une claque monumentale dès le premier épisode.

Un an après, avec la saison 2 qui vient de démarrer, il était temps que je pose noir sur blanc pourquoi cette première saison est un banger absolu.

La fiche technique en deux minutes

Titre completClevatess : Majuu no Ou to Akago to Shikabane no Yuusha
StudioLay-duce
RéalisationKiyotaka Taguchi (Ultraman Blazar)
Composition scénaristiqueKeigo Koyanagi (Brave Bang Bravern!)
Character designSoichiro Sako (Buddy Daddies)
MusiqueNobuaki Nobusawa
Épisodes12 (dont un premier épisode double d’environ 45 min)
Diffusion2 juillet au 17 septembre 2025, Crunchyroll (VOSTFR et VF)
Œuvre originaleManga de Yuji Iwahara, publié en France chez Ki-oon
PublicDéconseillé aux moins de 16 ans, et ce n’est pas volé
Ma note8,5/10

Le pitch : quand les héros sont le vrai problème

Alicia Glenfall rêve d’être une héroïne depuis toujours. Elle fait partie des treize élus désignés par le roi, armés d’épées légendaires, envoyés terrasser Clevatess, le roi des bêtes démoniaques. Sur le papier, c’est le point de départ le plus classique du monde.

Sauf que l’expédition tourne au massacre en quelques minutes, et surtout : elle réveille quelque chose. Clevatess, intrigué par ces armes bien trop avancées pour des humains, descend demander des comptes au monarque commanditaire. Il rase la capitale au passage. Et dans les ruines, un survivant agonisant lui tend un bébé en le suppliant de le sauver.

Le roi démon décide alors d’élever cet enfant, qu’il baptise Luna. Pas par bonté. Par méthode. Élever un humain, c’est le meilleur moyen de comprendre cette espèce et de trancher : mérite-t-elle d’être graciée, ou éradiquée ? Pour l’aider dans cette expérience, il ressuscite Alicia, qu’il vient de tuer de ses propres mains. Le titre est là, entier : le roi des bêtes, le bébé, et la héroïne cadavre.

C’est là que l’anime devient brillant. Le vrai sujet n’est pas « le démon va-t-il détruire l’humanité », c’est « l’humanité mérite-t-elle qu’on la sauve », et la série passe douze épisodes à collecter les pièces du dossier. À charge comme à décharge.

Ce qui rend la série si difficile à lâcher

Un premier épisode qui ne négocie pas

Quarante-cinq minutes, et l’affaire est pliée. La déculottée des treize héros est filmée comme une catastrophe naturelle, sans musique héroïque, sans dernier sursaut. La résurrection d’Alicia est un des passages les plus physiques que j’aie vus récemment, on sent le corps qui se retord dans le sang. Et à la fin de tout ça, le monstre absolu se retrouve à ne pas savoir comment tenir un nourrisson.

Ce contraste entre l’ultra-violence et le quotidien le plus trivial (il faut nourrir ce bébé, sinon il meurt) est la signature de la série. Elle passe de l’horreur au tendre sans jamais faire de l’ironie facile.

Des personnages qu’on n’avait pas vus venir

C’est le point que je veux vraiment souligner. Sur le papier, on arrive pour Clevatess : le monstre imposant, la voix de Yuichi Nakamura, la logique froide d’un être qui ne pense absolument pas comme un humain. Et c’est réussi, notamment parce que la série n’en fait jamais un « gentil démon incompris ». Sa bienveillance est conditionnelle, son mépris est réel, et il peut redevenir terrifiant en une réplique.

Mais les personnages qui m’ont scotché ne sont pas ceux annoncés sur l’affiche.

Nell en premier. Introduite dans un camp d’esclavagistes, brisée par une vie entière de servitude, elle aurait pu n’être qu’un ressort dramatique jetable. La série lui donne au contraire une des trajectoires les plus déchirantes et les plus dignes du récit. Aoi Yuuki fait un travail monstrueux dessus. Son arc, dans le camp des Crows, est le moment où j’ai compris que Clevatess ne rigolait pas.

Alicia ensuite. Elle démarre en héroïne naïve façon manuel, elle perd tout en une soirée : sa mission, ses convictions, sa vie, jusqu’à son statut d’être vivant. Ce qui reste après, une fille qui continue par pur entêtement moral alors qu’elle n’a plus aucune raison d’y croire, est infiniment plus intéressant que ce qu’elle était au départ.

Même Broco, le chef de bandits, échappe au cliché du méchant de passage : il est intelligent, opportuniste, et il a compris avant tout le monde ce que Luna représente vraiment.

La direction artistique et la bande son

Iwahara est un dessinateur formidable, et Soichiro Sako a su transposer son trait sans l’aseptiser complètement. Les créatures sont crédibles, les décors d’Edthea donnent vraiment le sentiment d’un continent minuscule cerné par une nature hostile, et l’animation tient le choc sur les gros morceaux (le combat contre la trolle, la séquence finale).

Côté son, Nobuaki Nobusawa signe une partition qui joue beaucoup sur les cordes graves et les chœurs, avec la bonne idée de savoir se taire. Et il y a ce choix qui n’aurait jamais dû fonctionner : l’opening « Ruler » de Mayu Maeshima, nerveux, et surtout l’ending « Destiny » interprété par Ellie Goulding. Une pop star britannique sur un ending de dark fantasy japonaise, sur le papier c’est un caprice de producteur. À l’écran, ça colle parfaitement, cette voix aérienne après un épisode qui vient de vous démolir agit comme une décompression.

Les quelques réserves, parce qu’il en faut

Je ne vais pas vendre la série comme parfaite.

  • Le ventre mou du milieu de saison. Après un démarrage d’une brutalité rare, la série revient vers un registre plus classique, avec des quêtes d’objets et de l’aventure plus balisée. Ce n’est jamais mauvais, mais on sent la baisse de tension.
  • L’exposition parfois lourde. Le lore d’Edthea, les cinq peuples, les pierres de mana, l’arcanacite : ça passe souvent par de gros blocs de dialogues explicatifs.
  • Une fin de saison plus sage que le début. Le dernier tiers résout ses enjeux de manière presque consensuelle. Vu d’où on partait, on aurait pu espérer plus mordant.
  • Le rythme de la mise en place. Cette saison 1 reste un prologue. Un très bon prologue, mais un prologue.

Rien de tout ça n’entame le plaisir. C’est plutôt la frustration de voir une série qui a montré qu’elle pouvait taper très fort choisir parfois de retenir son bras.

Où regarder Clevatess, et lire le manga

La saison 1 est disponible sur Crunchyroll, en VOSTFR comme en VF (elle a d’ailleurs été la première VF lancée de l’été 2025). Si vous hésitez encore sur votre plateforme, j’ai comparé les options dans mon guide des meilleurs sites de streaming manga légal en 2026.

Le manga de Yuji Iwahara est publié en France chez Ki-oon, et je le recommande chaudement en complément : le trait d’Iwahara y est encore plus rêche, et l’adaptation reste très fidèle à sa noirceur. Si vous voulez prendre de l’avance sur la saison 2, c’est clairement par là qu’il faut passer.

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Et la saison 2 alors ?

Bonne nouvelle : elle est déjà là. Clevatess II : Majuu no Ou to Itsuwari no Yuusha Denshou (« Le Roi des bêtes magiques et la légende du faux héros ») a démarré le 8 juillet 2026 sur Crunchyroll, pour 13 épisodes. Toute l’équipe est reconduite : Taguchi à la réalisation chez Lay-duce, Koyanagi au scénario, Sako au chara-design, Nobusawa à la musique, et le casting principal au complet.

Elle adapte le manga à partir du tome 6 et embarque nos protagonistes dans une infiltration au sein d’une académie de magie d’élite. Autant dire que le potentiel comique d’Alicia, nulle en magie, et de Clevatess, qui ne comprend toujours rien aux codes humains, dans une école, est énorme. Côté musique, Mayu Maeshima revient à l’opening avec « Foreshadow », et MYTH & ROID signe l’ending « Awake Anew ».

Verdict

Clevatess saison 1 est une des meilleures dark fantasy de ces dernières années, et sans doute la plus rafraîchissante dans sa manière de démonter le mythe du héros élu sans jamais tomber dans le cynisme facile. Des personnages qui vous surprennent, une violence qui a du sens, une bande son impeccable et un roi démon qui n’a rien d’un tsundere à cornes.

Si vous en avez assez des isekai formatés et que vous cherchez une fantasy adulte qui prend ses spectateurs pour des adultes, foncez. Et enchaînez direct sur la saison 2, elle est en cours de diffusion.

Ma note : 8,5/10


FAQ : vos questions sur Clevatess

Combien d’épisodes compte la saison 1 de Clevatess ?

La première saison compte 12 épisodes, diffusés du 2 juillet au 17 septembre 2025. Le premier est un double épisode d’environ 45 minutes.

Sur Crunchyroll, en VOSTFR et en VF. C’était d’ailleurs la première VF lancée de la saison estivale 2025.

Faut-il lire le manga avant de regarder l’anime ?

Non, l’anime se suffit à lui-même et suit fidèlement l’œuvre de Yuji Iwahara. Le manga, publié en France chez Ki-oon, reste intéressant pour prendre de l’avance sur l’intrigue et pour le trait plus brut d’Iwahara.

Y a-t-il une saison 2 de Clevatess ?

Oui. Clevatess II est diffusée depuis le 8 juillet 2026 sur Crunchyroll, pour 13 épisodes. Elle adapte le manga à partir du tome 6, avec la même équipe et le même casting.

Clevatess est-il un isekai ?

Non. Aucun personnage ne vient de notre monde. C’est une dark fantasy classique dans son décor, mais qui prend le contrepied du récit héroïque traditionnel.

Clevatess est-il violent ?

Oui, franchement. La série est déconseillée aux moins de 16 ans en France et n’épargne rien au spectateur, aussi bien sur la violence physique que sur les thématiques abordées, notamment l’esclavage.

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Et vous, vous l’avez suivie à sa sortie ou vous découvrez ? Dites-moi en commentaire quel personnage vous a le plus surpris, je mets une pièce sur Nell.

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