Dark Shadows : la critique ?>

Dark Shadows : la critique

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Synopsis :

En 1752, Joshua et Naomi Collins quittent Liverpool, en Angleterre, pour prendre la mer avec leur jeune fils Barnabas, et commencer une nouvelle vie en Amérique. Mais même un océan ne parvient pas à les éloigner de la terrible malédiction qui s’est abattue sur leur famille. Vingt années passent et Barnabas a le monde à ses pieds, ou du moins la ville de Collinsport, dans le Maine. Riche et puissant, c’est un séducteur invétéré… jusqu’à ce qu’il commette la grave erreur de briser le cœur d’Angelique Bouchard. C’est une sorcière, dans tous les sens du terme, qui lui jette un sort bien plus maléfique que la mort : celui d’être transformé en vampire et enterré vivant.
Deux siècles plus tard, Barnabas est libéré de sa tombe par inadvertance et débarque en 1972 dans un monde totalement transformé…

 

Dark Shadows est l’adaptation cinématographique d’un feuilleton américain des années 60 (diffusé sur la chaîne ABC), créé et réalisé par Dan Curtis (La fiancée du vampire). Burton a décidé dans ce film de plonger l’antihéros, un vampire de près de deux siècles, dans un contexte seventies. Cette époque psychédélique, offre des situations cocasses et amusantes dans une Amérique en pleine mutation, libération sexuelle, rock ‘n’ roll et fast food commençant par la lettre M. Nous retrouvons l’acteur fétiche du cinéaste, Johnny Depp, qui joue merveilleusement bien et occupe la scène avec son charisme. Il éclipse complètement tous les personnages secondaires (les membres de la famille Collins), ce qui est dommage, certains semblaient intéressants. Cependant je trouve qu’il joue toujours le même personnage blafard et anachronique (Edward aux Mains d’Argent, Les Noces Funèbres, Sleepy Hallow). Le film est construit de façon étrange, la première partie est poétique et dramatique, la seconde partie est hilarante et pleine d’anachronismes et la 3éme parties est explosive au sens propre comme au figuré. C’est cette troisième partie qui me pose problème. J’ai l’impression que Burton a délégué tous les pouvoirs au directeur des effets spéciaux, oubliez la poésie et la finesse des dialogues, on n’a droit à du bourrinage pur et simple pour conclure cette aventure fantastique.

 

Les décors sont magnifiques, un mélange gothique et pop très coloré qui apporte une certaine crédibilité au contexte seventies.

 

La bande originale, signé Danny Elfman est grandiose, elle habille merveilleusement l’œuvre de Burton, sans oublier, les titres rock qui nous mettent dans l’ambiance survolté et révolutionnaire de l’époque.

 

Le réalisateur Tim Burton est souvent vu comme un poète des temps modernes, capable d’offrir aux spectateurs des films envoûtants et pleins de poésie. Personnellement, je trouve que la magie est bien au rendez-vous, même si la fin du film semble un peu expéditive.

 

Les bonus de l’édition Blu-ray :

– 9 reportages en coulisse, de 5 minutes chacun, traitant de la conception du film (casting, effets spéciaux, création des décors).

– des scènes coupées, qui mettent en lumière les personnages secondaires.

 

Le film est disponible chez Warner Bros, en DVD, Blu-Ray et VOD.

 

 

 

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